Je suis en Afrique pour trois ans ce qui me permet entre autre de découvrir la peinture au sable ; du sable coloré, du papier polyphane et beaucoup de concentration. Pour moi c'est une révélation, je me régale.
Le sable est coloré avec de la gouache, de l'acrylique ou bien de la peinture pour verre. Un dessin est préparé de manière assez précise sur le papier polyphane ; c'est un papier autocollant épais qui permet au sable de se fixer sur la surface. Ensuite les zones de travail sont minutieusement découpé au cutter pour les enlever au fur et à mesure de la dépose du sable. Ensuite on le tamponne au doigt ou avec le manche d'un pinceau pochoir.
Le premier m'a permit de découvrir...Dans le deuxième, je m'exprime à ma façon. Ce dernier m'a demandé environ 25 heures de travail.
Peinture au sable N°1
Peinture au sable N°2
Je vous présente les étapes de mon dernier travail. Une photo est à l'origine de ce tableau. A Djibouti, lorsque l'on va chercher le poisson, on le choisi, puis il est découpé à même le sol sur des cartons. Les carcasses jonchent le sol ainsi que le sang et les écailles mélés à la terre.
Les chats en profitent pour se nourrir et ils ne laisserai leur butin pour rien au monde. Après l'autorisation des pêcheurs j'ai sorti mon appareil photo pour faire quelques portraits félins. Celui-ci m'a impressionnée par l'aplomb de son regard, à la fois intrigué et menaçant.
J'ai travaillé pour la première fois le canson mi-teintes et j'avoue que je me suis régalée. Le papier est doux et accrocheur. La possibilité de superposition des couches est très raisonnable. Il permet à la fois le fondu et le trais net. J'ai utilisé mes favoris, les pastels Senneliers tendres mais cette fois j'y ai joind mes nouveaux pastels semi dur Rembrandt. En fait il me manquait ces derniers pour finaliser mes travaux. Ils permettent un travail en dureté qui est nécessaire pour faire emerger des détails important. Ces deux gammes sont complémentaires. Je me suis servi de mes crayons pastels pour appuyer certains détails comme les yeux ou les poils.
Quelqu'un m'a dit un jour que la représentation réaliste n'était pas de l'art. Il disait que c'était "bien fait" mais que la dimension artistique était à démontrer...N'y aurait-il alors que l'art abstrait...Je pense que cette question est trop subjective et qu'on ne peux pas résumer ainsi les choses...
J'ouvre ce blog aujourd'hui car j'ai envie de partager les élucubrations de mon moi intérieur. Je suis une "artiste" en devenir. Je cherche, je tatonne, j'essaye... Faut-il hésiter à utiliser le mot artiste ; je suis celle qui pratique l'art...La nuance est-elle dans la qualité? Encore faut-il être d'accord pour définir l'art et pour le juger. On m'a récemment reproché de me définir comme peintre -j'y avais accollé amateur bien sûr- en me disant qu'il ne fallait pas être imbu de sa personne. Aie!!! Alors je pratique en tant qu'amateur le pastel, l'huile, le fusain...Je ne suis ni peintre ni artiste...Je n'en fait pas mon métier, on ne me trouve pas dans un catalogue, je suis autodidacte...
Malgré tout cela j'aime à dire que je suis artiste peintre amateur!!!
Je me lance enfin dans le portrait au pastel. Jusque là je tentais des portraits au crayon graphité. J'avais peur que la couleur ne vienne gâcher mes traits de crayons fragiles et hésitants. Une "bloggeuse" dont j'apprécie beaucoup le travail, par ses photos et par un parcours assez semblable au mien, m'a donné envie de perséverer. Alors je croque, je vérifie mes traits, je recommence encore et encore...Je commence enfin à me sentir bien dans le portrait et je n'ai plus peur de mes traits.
Voilà les étapes de mon premier portrait au pastel. Je compte bien évidemment ne pas en rester là!
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